Réagissons!




Accueil

La Réunion, le maillon faible pour une France forte (2)



Le deuxième volet de notre réflexion sur la situation de notre île consistera à étudier un sujet qui revient de temps à autre sur le tapis sans jamais être vraiment débattu, nous l’appellerons :
L’infamie de la surrémunération des fonctionnaires.

Au lendemain de la départementalisation de La Réunion, notre département avait besoin de gens compétents que l’on ne pouvait trouver qu’en métropole.
C’est par bateau que l’on venait de Marseille au port de la pointe des Galets. Puis, il fallait se farcir la route de la Montagne pour se rendre dans le chef-lieu.
La Réunion était une colonie qui venait de prendre le statut départemental et qui n’en avait donc que l’enseigne sur un magasin encore vide.
Il fallait donc motiver des personnes compétentes prêtes à prendre le chemin de l’exil. Car le soleil des tropiques n’a qu’un intérêt limité quand on est loin de tout et de sa famille et de ses amis.
L’État français a donc instauré une surrémunération pour intéresser des fonctionnaires à faire le déplacement.

Cette pratique qui était tout à fait justifiée entre 1946 et 1970 ne le fut plus quand le Boeing 707 remplaça le Super Constellation et que les fonctionnaires pouvaient en 14 heures se rendre en métropole avec une seule escale à Djibouti.
Bientôt le Boeing 747 remplaça le 707 et Paris n’était plus qu’à 11 heures de vol de Gillot.
Mais, malgré tout, cette surrémunération ne disparut toujours pas.
Il semble bien que la vie est plus chère à La Réunion pour une partie de la population, les fonctionnaires, dont le salaire de base, avant surrémunération, est bien plus élevé que le SMIC versé au reste de notre population active et bien plus encore que le RSA.

Cette surrémunération des fonctionnaires qui aurait dû disparaître depuis 1981 avec l’avènement du grand président social(iste) François Mitterrand a reçu la bénédiction de tous ses successeurs, y compris l’actuel président Sarkozy.
Il a eu 5 ans pour nous débarrasser de ce fléau, il en a été incapable.
Oui, la surrémunération des fonctionnaires est une infamie, un fléau, une ignominie.
Car comment la vie peut-elle être plus chère uniquement pour celles et ceux qui perçoivent un salaire bien supérieur à celui de tous les autres ?
Nous avons entendu dire qu’il était normal que les fonctionnaires, surtout zoreils, aient un salaire plus important parce que les Zoreils ont besoin de manger du fromage de métropole, de la viande bovine avion etc. alors que les Créoles pouvaient se contenter d’un riz-brèdes-carri z’œufs.
Ce genre de raisonnement est ignoble et il est souhaitable que cette surrémunération soit enlevée progressivement du salaire des fonctionnaires jusqu’à sa complète disparition.
La surrémunération des fonctionnaires est une des causes majeures de la cherté de la vie ici, et notamment du prix élevé des loyers.

Il faut commencer à mettre en place cette mesure humaniste de son abolition progressive dès le nouveau quinquennat. Cette somme économisée devrait être versée au profit de la continuité territoriale et donc servir aux personnes les plus défavorisées.
La métropole a-t-elle tant besoin d’une Réunion maillon faible pour être une France forte ?


Association "Réagissons !"

reagissons-la-reunion.fr/Reagissons.html
(site web en cours de réalisation)